La dernière fois que nous en avions parlé, c’était pour constater l’enterrement du projet ! Nous apprenons que, dans la grande tradition hollywoodienne, ce qui semblait mort revient encore une fois à la vie. Bien évidemment, ce ne sera que dans dix ans que nous saurons le fin mot de l’histoire. Le projet date de 2006, avec l’arrivée de John Lasseter (Pixar) comme directeur créatif de Disney Animation Studios. Le film a été officiellement annoncé en avril 2008, arrêté en décembre 2009 alors qu’il devait sortir en 2012 (vous suivez ?) En effet en novembre 2009, Robert Walker, co-réalisateur, avait quitté le projet pour des raisons de santé. Aaron Blaise se retrouvait de facto seul responsable à bord. Un mois plus tard, donc, le film est définitivement arrêté. Maintenant la machine est relancée, avec Chris Williams (Volt, star malgré lui) et le film est de nouveau en développement. Ce qui signifie qu’il peut être encore arrêté avant d’entrer en production ! Les illustrations sont des travaux pour le film de Rune Brandt Bennicke. Sources: artofdisney et www.bleedingcool.com
Joie ! Deux nouvelles rééditions sont programmées pour cette fin d’année :
Petit déjeuner au crépuscule et autres nouvelles, le 2 septembre, 2 Euros, Folio. Un recueil de trois nouvelles.
Le roi des elfes, le 4 novembre, 7,10 Euros, Folio SF. Recueil de neuf nouvelles.
C’est une bonne nouvelle. La nouvelle « Le Roi des elfes » est pour le moment disponible dans le recueil L’homme doré (épuisé, le chercher chez Abebooks.fr ou ) et dans le premier volume de l’intégrale des nouvelles.
Aucune information concernant d’éventuels suppléments (cahier photo, préface, etc.) Si quelqu’un de chez Folio passe par là et veut nous faire découvrir les couvertures, je suis preneur !
L’événement est de taille parce qu’il s’agit d’une arlésienne particulièrement attendue : le sixième et dernier volume de la correspondance de Philip K. Dick est enfin en vente !
Il était tout de même attendu depuis 2005 !
Le volume est consacré aux deux dernières années de sa vie, 1980-1982.
L’achat est indispensable, d’autant que ces volumes prennent rapidement de la valeur une fois épuisés. Je suis toujours en train de rechercher ceux qui me manquent à un prix décent...
Pour mémoire il s’agit de l’ensemble de textes écrits par Philip K. Dick suite à son expérience mystique de 1974. Il n’était pas destiné à la publication, il s’agit de la recherche personnelle de Dick pour comprendre et analyser ce qu’il a vécu.
L’éditeur américain va publier The Exegis of Philip K. Dick, en deux volumes, le premier étant édité dès l’année prochaine. Jonathan Lethem et Pamela Jackson sont aux manettes.
It’s absolutely stultifying, it’s brilliant, it’s repetitive, it’s contradictory. It just might contain the secret of the universe. Jonathan Lethem
Le journaliste américain Scott Timberg (son blog) a publié une série de six articles consacrés à Philip K. Dick pour le LA Times intitulée « Philip K. Dick, the last decade. »
Tessa Dick m’a demandé de vous informer de ses difficultés financières, en partie liées avec ses problèmes juridiques avec les ayants-droit de Philip K. Dick. Sans entrer dans la polémique - est-ce vraiment la place ici ? - sachez que vous pouvez l’aider sur cette page. Nous l’avions interviewé il y a quelques temps et elle évoquait déjà la question.
Le 5 novembre 2009, paraîtra une nouvelle édition de Radio Libre Albemuth, avec une traduction d'Emmanuel Jouanne, dans une édition dirigée par Gilles Goullet chez Lune d'Encre (Denoël).
Un bonheur n'arrivant jamais seul, la première critique d'une version de travail du film Radio Free Albemuth de John Alan Simon est en ligne.
Elle est très largement positive et ne peut qu'aiguiser des appétits cinéphiliques. Malheureusement, toujours aucune date de sortie n'est annoncée, le film étant encore en post-production. Il s'agit d'une petite production indépendante, donc le processus est particulièrement long.
C'est une bonne nouvelle pour ceux qui n'ont toujours pas acheté les trois volumes de Philip K. Dick, dirigés par Jonathan Lethem etpubliés aux États-Unis dans la collection Library of America : un coffret va être prochaînement disponible.
Lu sur Actusf, cet extrait d'une interview de l'immense Christopher Priest.
"Je me sens très différent de Philip K. Dick car ses problèmes avec la réalité sont liés avec la drogue. Tandis que moi, cela a plus à voir avec la psychologie, les croyances, etc.” Malgré cette différence de taille, Les deux auteurs rendent floues les frontières entre science-fiction et fantastique : “Je suis plus intéressé par l’imaginaire et le fantastique. En Grande Bretagne et aux USA, c’est plus facile à publier que la science-fiction. La science-fiction permet de regarder comment vont se passer les choses à partir de données scientifiques. En fantastique, il n’y a pas de règles, tout peut arriver.” À la lecture de Futur intérieur, il est tentant de faire un parallèle avec les réalités virtuelles que proposent Internet et les jeux vidéos. Seulement, en 1977, Internet n’existait pas encore. “J’ai piqué l’idée à minitel”, explique-t-il avec un sourire. “Quand j’ai écrit ce livre, je pensais surtout aux enfants qui s’inventent des jeux. Les enfants savent que leur jeu n’est pas la réalité. Les adultes font la même chose tout en essayant d’y trouver quelque chose d’utile.”
OrangeCoast propose un intéressant article biographique sur Philip K. Dick. Le texte est en anglais, évidemment.
L’article, constitué d’interviews récentes et de la lecture de la biographie de Sutin, offre un panorama assez complet de la vie de Dick dans la région.
Il est assez riche en l’état, évitant certains des raccourcis journalistiques si fréquents dès que l’on parle de Philip K. Dick, notamment en laissant assez systématiquement la parole à ceux qui l’ont connu (comme Tessa Dick ou encore Tim Powers.)
Une lecture recommandée !
PS.: Tim Powers publie Secret Histories, une bibliographie qui a l’air passionnante et dont vous pouvez consulter un extrait.
Une nouvelle édition de Philip K. Dick est toujours une bonne nouvelle ! L’originalité du projet est qu’il s’agit d’une édition bilingue de deux nouvelles ayant toutes les deux en commun le fait qu’elles aient été adaptées au cinéma.
Minority report / Rapport minoritaire We can remember it for you wholesale /Souvenirs à vendre
traduit de l'américain par revues et harmonisées par Hélène Collon préface de Sébastien Guillot
Poche : Prix : 8,60 Euros Disponible chez Amazon.fr
Les deux plus de cette édition :
une préface de Sébastien Guillot, qui fait une rapide synthèse sur les adaptations de Dick au cinéma ;
Après une première tentative, la correspondance entre Philip K. Dick et Linda Levy est de nouveau en vente. Pour mémoire, Linda Levy est la jeune fille aux cheveux noirs, objet de cristallisation de bien des fantasmes de Dick.
La collection est bien évidemment composée entièrement de pièces uniques, vendues à un prix exorbitant (mais quel autre prix est-il possible de fixer ?)
Le descriptif :
16 typed letters signed by Philip K. Dick, to Linda Levy, all but three with the original envelopes.
Two typed letters to Linda Levy, unsigned (one with “Phil” typed as closing, the other from “Pen Pal No. 2”, which is a parody of the letter from Gregory, listed below).
Three autograph letters signed by Philip K. Dick, to Linda Levy, 2 with envelopes.
Two autograph letters signed by Tessa [Dick], to LindaLevy.
Two postcards from Philip K. Dick to Linda Levy, unsigned with ink emendations by Dick.
Greeting card with handwritten note, to Linda Levy, signed by Philip K. Dick, with envelope.
Autograph letter signed by "Gregory," to Linda Levy, apparently the inspiration for the typed letter from “Pen Pal No. 2”, which is thought to be from Philip K. Dick.
Three original snapshot photographs, black & white, of Linda Levy, taken by Philip K. Dick.
Color snapshot photograph of Philip K. Dick, wearing a paisley shirt and seated on a couch, taken either by Linda Levy or given by Dick to Levy.
Carbon of a letter from Philip K. Dick to his editor at Ballantine Scott Meredith, asking the dedication of the collection HUMAN IS to be changed to read “To Linda Levy – Let us run across a pasture, hand in hand, and never look back. With all my love.” With handwritten note by Dick at top, “Linda – Here is your dedication.”
Two framed prints by George Grosz, signed by him in pencil, which were given by Philip K. Dick to Linda Levy.
Copy of Rolling Stone magazine, Nov. 6, 1975, with an article on Philip K. Dick, purchased by Linda Levy at the request of Dick, with a dollar he had mailed to her.
Book, “The Dark Haired Girl,” by Philip K. Dick, 1st edition, 1988, with dust jacket, signed by editor Paul Williams at the end of his introduction.
by Victoria Stewart Directed and designed by Jeremy Wilhelm
Lighting Design by Heidi Eckwall Video Design by Amber Miller Stage-managed by Jenny Moeller Starring Luverne Seifert as Philip K. Dick with Maggie Chestovich, Ryan Parker Knox, Allison Moore, Mo Perry, Kimberly Richardson, Clarence Wethern
800 Words: The Transmigration of Philip K. Dick is based on the life of ground-breaking science fiction author, Philip K. Dick, complete with secret agents, Dick’s dead sister and a talking cat. 800 Words is a surreal landscape where memories bleed into each other, fusing and merging in a funny, dark trip – not unlike a Philip K. Dick novel. Il s’agit d’une pièce de théâtre américaine basée sur les dernières années de Philip K. Dick. Pour me faire pardonner le couper / coller précédent voici quelques liens supplémentaires :
Après un accident vasculaire cérébral le 18 février 1982, et Philip K. Dick meurt le 2 mars 1982 d'un arrêt cardiaque... Je me suis posé la question de savoir dans quelle mesure le fait de se souvenir d’un tel jour tenait d’une fascination qui pourrait passer pour morbide (même si ce site est après tout dickien, ce qui excuserait beaucoup de choses, mais passons...) En fait je crois que ce qui me motive c’est de rappeler, de me rappeler, que Dick n’est pas que la somme des étiquettes qu’on lui a collé sur le front. Qu’il a été un homme qu’il n’est possible d’appréhender qu’indirectement, par les biais des témoignages et qu’entre ses livres et sa vie se situe un interstice dans lequel nous sommes.
I am by profession, a science fiction writer. I deal in fantasies. My life is a fantasy. (VALIS)
Philip K. Dick created almost a legend for himself of his disreputability: he built a palace of disreputability and moved inside it. At a certain level, I think he said 'You can't fire me -- I quit.' Even some of his most ambitious later books seem to be almost deliberately scarred by the inclusion of gestures, jokes, references that make them aliterary intentionally, as though he's saying 'Fuck you.' Or 'I don't have a passport into that world, but I'm free to do anything I want.'
A book as fundamentally literary as Flow My Tears, the Policeman Said -- very lyrical, very beautiful -- has moments where the surface breaks down into smutty jokes. In Ubik, somebody calls someone else a 'hobbit,' and it's this moment of self-loathing in-jokery that completely throws you out of the page, especially if you're trying to read him in a very literary context. And I think those moments of breakdown in the surface of his work are quite striking.
Extraits d’une interview de Jonathan Lethem dans Locus.
Question : La folie est un thème central de vos livres. Vous avez écrit un essai Je suis vivant et vous êtes morts (Le Seuil, 1983) sur l’auteur américain de science-fiction Philip K. Dick qui souffrait de schizophrénie et de paranoïa…
Philip K. Dick était à la fois le malade et l’expert de sa propre maladie. Une posture qui rend son personnage fascinant. Cela et le caractère visionnaire de son œuvre. La grille de lecture qu’il a posée sur le réél est à mon avis toujours totalement opératoire. J’ai l’impression qu’on vit de plus en plus dans le monde de Philip K. Dick. C’est aussi quelqu’un qui a incarné l’esprit des années 60-70 en Californie avec tous les trips de l’époque, la drogue, les hippies. Cela prend, dans ses romans d’anticipation, une forme extraordinairement convaincante. (ndlr, parmi les films adaptés des livres de Philip K. Dick : Blade Runner de Ridley Scott et Minority Report de Steven Spielberg.)
À commander directement chez l’éditeur, Kultur, ou encore Amazon.com ou chercher
sur eBay. (attention je vous rappelle qu’il s’agit d’un DVD zone 1 uniquement, non sous-titré.
Un nouveau documentaire consacré à Philip K. Dick vient de sortir en DVD (attention, zone 1 uniquement).
La nouvelle est d’importance quand on voit la liste des intervenants : Kleo Mini, Anne Dick, Tim Powers, Tessa Dick, KW Jeter, Ray Nelson, Gerald Ackerman et quelques autres ! Cela sonne comme quelque chose de mémorable, non ? En tout cas, cliquez sur l’image pour avoir un aperçu complet de la jaquette.
Je viens de passer commande... J’ai hâte !
Vous pouvez également télécharger un bref extrait, qui concerne la mise en situation du documentaire et non une interview d’un intervenant.
À commander directement chez l’éditeur, Kultur, ou encore amazon.com ou chercher
sur eBay.
Et oui, nous n’avons toujours pas eu l’occasion de parler du documentaire de Thomas Cazals, Adickted, qui fut en son temps un sacré coup de tonnerre dickien (et qui fait maintenant les beaux jours des sites de partage de vidéos.)
Philip Kindred Dick et sa sœur jumelle Jane Charlotte ont vu le jour avec six semaines d’avance le 16 décembre 1928. L’accouchement eut lieu dans le nouvel appartement des Dick au 7812 Emerald Avenue à Chicago.
Laurent a découvert que l'un des appartements où vécut Philip K. Dick est en vente. Il s'agit du 1405, Cameo Lane, à Fullerton. Voici à quoi ressemble la rue actuellement :
Agrandir le plan Philip et Tessa habitaient l'appartement numéro 4 en 1974. Ce fut là qu'il vécut son expérience mystique dont nous parlerons bien un jour, ne serait-ce que pour établir une chronologie précise, si possible, des événements. Voir ses lieux aujourd'hui me touche parce que cela rappelle que Dick n'est pas qu'une légende de papier ; cela replace l'homme dans un lieu et une histoire qui le rendent nettement plus réel.
Je lis ce billet et m’interroge. La connaissance des liens entre la biographie de l’auteur et son œuvre est-elle nécessaire à la bonne lecture du texte ? La question hante la critique depuis Sainte-Beuve, mène souvent à des dérives stupides, parfois à des analyses lumineuses. Dans le cas de Philip K. Dick, il est intéressant de noter que la confusion entre les deux, l’homme et l’œuvre, a commencé dès son vivant, je pense par exemple à ce qu’écrivait Harlan Ellison dans la préface de la nouvelle de Dick pour Dangereuses Visions (1967) « La Foi de nos pères » :
Ses expériences avec le L.S.D. et autre hallucinogènes, sans parler de stimulants du genre amphétamines, ont porté des fruits comme la nouvelle que vous allez lire une « vision dangereuse » parfaite.
Mais voilà que déjà on glisse, passant de la biographie au mythe, pour ne pas dire la légende.
Et vous quelle référence à Dick le drogué, le fou, l’inadapté vous a le plus agacé ?
En cette fin de saison de prix et récompenses, il est temps de rappeler que certains mythes ont la peau tellement dure qu’ils semblent défier tous les appels à la raison.
Ainsi prenons le mythe « Philip K. Dick était un auteur maudit ». C’est faux. Il a pour la plus grande part de sa vie été un écrivain fauché, ce qui n’est pas tout à fait la même chose.
N’oublions pas que PKD a reçu le prix Nobel de littérature en 1979 ! (Certes, il l’a obtenu dans une réalité parallèle, mais ce n’est pas rien quand même !)
Une nouvelle photo de Philip K. Dick vient d’apparaître sur notre page utilisant les ressources de flickr.com. À voir ! Je profite de l’occasion pour vous informer que j’ai un petit peu réorganisé la bibliographie de Dick. De plus j’ai étendu le système de notation et de commentaires des pages des livres à celles des films. Profitez-en !
Enfin je termine sur une note plus personnelle en souhaitant la bienvenue à une toute jeune dickienne, Iris, qui, si elle ne connaît pas encore les richesses de la bibliothèque familiale, fait la joie de ses parents (un conseil : penser à mettre les livres précieux hors de portée d’ici un an ou deux, je parle d’expérience.) Félicitations, je vous embrasse !
PKD évoque longuement le parc d’attraction de Disney dans son essai de 1978 « Comment construire un univers qui ne tombe pas en morceaux au bout de deux jours » (disponible en France dans Si ce monde vous déplaît...)
En effet Dick vivait à proximité de Disneyland. Ray Nelson (avec lequel Dick écrivit un roman à quatre mains) se souvient d’une de ses dernières rencontres avec Dick. Il le raconte sans que l’on sache vraiment si cette conversation est imaginaire ou non, ce qui est certainement pour le mieux quand on se souvient. En tout cas il évoque Dick s’achetant un billet annuel avec les gains de Blade Runner.
Pour cela, on ne peut qu’imaginer qu’elle aurait la réaction d’un Dick découvrant une nouvelle attraction basée sur Le Roi des Elfes, la prochaine production Disney adaptée d’une de ses nouvelles !
Tessa Dick continue à offrir des photos inédites de Philip K. Dick. Après celles qui ont servi à illustrer notre interview avec elle, nous avons maintenant une nouvelle issue de la série dite du Rozz Tox T-shirt.
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Dickien: (adj. m.): qui rappelle l'univers de l'écrivain Philip K. Dick.
Philip K. Dick
"I'm not a character in the novel ; I am the novel." Philip K. Dick, postface de A Scanner Darkly