Deux agents du FBI enquêtent sur le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d'eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile. Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences qui est réel, à qui peut-on faire confiance ? (via Allociné)
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Bruce Willis dans un monde où tout le monde utilise des avatars ? Oh, bon sang. Je l’attendais celui-là. Bon. Et bien, il suffit de regarder la bande annonce et vous avez tout. Oui, je dis bien tout. Pour faire simple, l’enquête a l’épaisseur du scénario d’un épisode de Scooby-Doo, quand tous les suspects se résument aux personnages présentés dans les cinq premières minutes. Quant au discours. Euh... Il vaut mieux être humain parce qu’être humain c’est bien. Jonathan Mastow, avec une réalisation irréprochable, rate totalement son film en n’exploitant aucune des pistes que les prémisses nous laissaient imaginer. Et tout ce qu’il esquisse avaient déjà été dit depuis bien longtemps par John Carpenter dans son très subversif et mémorable They Live ! À l’occasion faudra qu’on parle de la bande dessinée à l’origine de ce truc.
Dans un futur proche, les nouvelles technologies ont fait évoluer le jeu vidéo. Le principe créé pour le jeu « Les Sims » est appliqué à des êtres humains qui sont manipulés par des joueurs en ligne. Le milliardaire Ken Castle a créé le divertissement ultime : « Slayers », un jeu vidéo dans lequel des condamnés à mort, guidés à distance par des joueurs en ligne, s'entretuent lors de combats diffusés sur les écrans du monde entier. S'ils survivent à 30 épreuves, ils retrouveront leur liberté. Kable, téléguidé par Simon, un ado fan de réalités virtuelles est aujourd'hui la star du jeu. Mais Kable ne s'appartient pas : arraché à sa famille, emprisonné et forcé à combattre contre sa volonté, ce gladiateur des temps modernes doit survivre assez longtemps pour s'échapper du jeu et regagner sa liberté... (via Allociné)
Pour un avis
Mark Neveldine et Brian Taylor exploitent le jeu de la référence (Running Man n’est pas très loin) en explorant le thème du jeu vidéo et de son rapport à différentes formes de violence, dans une série B... particulièrement violente. S’il est aisé de leur reprocher de ne pas transcender leur propos en liant plus encore le fond et la forme, le film touche quand même juste quand, au détour d’une scène ou deux, il parvient à poser des questions morales aussi simples qu’essentielles. L’échec du film tient à son scénario, quand l’angoisse de la marionnette n’est qu’effleurée. La problématique est au cœur du sujet mais n’est réellement abordée que par la bande. Dommage. Pas facile d’affronter la peur d’une poupée Pat quand il y a encore trois scènes de ratatapanpan à filmer. En attendant - impatiemment - le film qui parviendra à être le Fight Club de la génération Second Life et Warcraft...
Non, non, rien n’y fait : nous boirons notre vin amer jusqu’à la dernière gorgée.
Je comprends parfaitement que des gens qui ne connaissent pas, ou peu, la série de Patrick McGoohan, soient intéressés, voire séduits par ce projet. Le casting est intéressant, certes. Non n’avons vu pour l’instant qu’un montage promotionnel qui, s’il a été intelligemment fait, nous cache les éléments clés du scénario (j’en doute).
Mais quand je lis le comics qui était offert en promotion lors de la Comicon de San Diego (à télécharger gratuitement ici), je reste toujours aussi dubitatif.
Parce que je crains un discours mou et fort consensuel là où la série originale est demeurée, malgré l’usure du temps, profondément radicale.
Je la regarderai, c’est sûr. J’essayerai même d’être le plus réceptif possible. Et m’excuserai ici-même si je suis captivé, c’est une promesse !
Pour me faire pardonner de l’annonce de Blade Runner 2, un autre film qui me persuade qu’il est définitivement possible de faire une adaptation intéressante, respectueuse et intelligente d’un roman de Philip K. Dick. Il s’agit de l’adaptation d’un comics du même nom (Wikipedia), produit par Disney, réalisé par Jonathan Mostow avec Bruce Willis.
Dans un monde futuriste, les humains vivent reclus. Leur seule façon de communiquer est de se faire remplacer par des robots, version améliorée d'eux même... Un policier sera forcé de quitter sa maison pour la première fois en plusieurs années pour enquêter sur des meurtres qui mettent en cause ces Surrogates.
La bande-annonce est suffisamment explicite, nous sommes clairement dans l’action / aventure.
Duncan Jones, le réalisateur est le fils de David Bowie et réalise ici son premier long métrage, Moon, film de science-fiction dans lequel Sam Rockwell tient le rôle central.
Un mineur sélénite arrive au terme de son contrat de trois ans... Petit à petit des événement étranges se multiplient autour de lui alors qu’il se prépare à son retour sur Terre. Est-il en train de devenir fou ou va-t-il découvrir une vérité interdite ?
Je regarde la bande annonce du prochain Terminator et tout d'un coup mon sixième sens dickien frétille.
Regardez par vous-même. Un homme est blessé. Il est amené au bloc, en vue subjective nous découvrons les toubibs dans une scène que nous avons déjà vu mille fois. Sans explication quelqu'un l'assomme mais on a bien compris que quelque chose cloche. Ensuite, au réveil, le point de vue a changé, nous sommes désormais derrière le héros, nous apercevons enfin ce que le blessé ignorait : son buste révèle les mécanismes qui le composent. Le dialogue qui suit montre cette révélation. L'homme qui découvre qu'il est une machine, une fourmiélectrique.
Bien sûr je n'ai aucun moyen de dire si cette scène est dickienne par influence mais je peux affirmer qu'elle n'aurait jamais pu exister si les thèmes des œuvres de Philip K. Dick ne nous étaient pas devenus aussi familiers.
Vous pensiez que vous n’aviez pas encore pleuré toutes les larmes de votre corps en ce début d’année ? Il vous reste encore quelques raisons d’espérer pour les générations futures ? Et bien non. Je suis au regret de vous informer que tout est foutu.
Voilà la bande-annonce de S. Darko, la suite du film mémorable de Richard KellyDonnie Darko, une suite qui sortira directement en DVD en zone 1 (et peut-être jamais en zone 2).
Peut-être qu’il vaut mieux en rire.
(Mise à jour) : le site officiel. (merci Naamlock pour le lien.)
Voilà la bande-annonce (VOST) du film mexicain Sleep Dealer de Alex Rivera. Elle est suffisamment explicite par elle-même pour que vous compreniez combien je suis curieux de voir ce film.
Il a écrit, produit et réalisé ce film étrange qui manifestement mérite toute notre attention.
Excellente note chez IMDB. (Ce genre de notes vaut ce qu'il vaut mais cela constitue néanmoins un indicateur intéressant.)
Pour vous convaincre de l'intérêt du film, en voici le résumé donné par Allociné.
Felix Bonhoeffer, un scénariste, vit entre deux mondes : le monde réel et celui qu'il a développé dans son esprit au fil du temps. Il n'a pas conscience qu'il vit au bord d'une ligne depuis des années et qu'il est sur le point de la franchir. Il se trouve donc perplexe lorsque, engagé pour remanier l'histoire d'un meurtre situé dans un café désert, des personnages du film qu'il est en train d'écrire apparaissent dans la vie réelle et vice-versa. Et alors qu'il essaye tant bien que mal de vivre sereinement entre ces deux mondes, des références à des chansons et à des films de science fiction des années 1950 se mèlent soudain à son quotidien, sélectionnées de manière aléatoire par sa mémoire...
Le site officiel est là (juste la bande-annonce en tout petit, la voir en plus gros chez apple.) Si l'ensemble me donne l'impression d'être plus proche de Lynch que de Dick, je dois avouer que c'est l'apparition de Kevin McCarthy qui emporte le morceau et me donne vraiment envie de voir ce film !
Je ne l'ai pas encore vu et ne sait pas quoi en penser. Norway of Life. Sélectionné à Cannes en 2006, grand prix à Gérardmer en 2007, ce film norvégien est prometteur. La note IMDB est très bonne (7,5/10). Et pour ne pas gâcher le tout le film semble parfaitement dickien. Réalisé par Jens Lien, avec Trond Fausa, Aurvag Petronella Barker et Per Schaanning, le film sort en DVD en France aujourd'hui chez TF1 Vidéo: Norway of Life.
Andréas se retrouve dans une ville étrange. Il ignore comment il est arrivé là. On lui remet un emploi, un appartement et même une femme. Très vite, il s'aperçoit pourtant qu'il y a quelque chose qui cloche. Tentant de s'enfuir, il découvre que la ville est sans issue.