Shea Whigham / Phil(ip K. Dick) en train d’écrire...
Cette photo de Radio Free Albemuth de John Alan Simon rappelle combien le voir me tarde. Ne commencez cependant pas à faire la queue devant le cinéma le plus proche, aucun circuit de distribution ne l’a encore acheté.
BOOM! Studio est en train de mener l’adaptation de Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?en bande dessinée. Ils continuent leur travail autour de Philip K. Dick avec une nouvelle série : une prequel (i.e. une série qui se déroule avant) au roman !
DO ANDROIDS DREAM OF ELECTRIC SHEEP?: DUST TO DUST
Écrit également par Chris Roberson, déjà responsable de l’adaptation du roman, et dessiné par Robert Adler, la série se déroule à la fin de la World War Terminus, quand émerge le problème de la vie artificielle et des androïdes. Nous découvrons alors les premiers policiers chargés de résoudre d’un coup de blaster la question : Malcolm Reed, un homme aux capacités empathiques exceptionnelles et son partenaire Charlie Victor. Parallèlement nous suivrons le combat de la biologiste Samantha Wu, qui tente de sauver les derniers animaux vivants.
La série doit compter 12 numéros. Parution : le 31 mars 2010.
Vous avez été nombreux à m’envoyer des liens vers des pages diverses. Un grand merci à tous !
L’affaire du smartphone le NexusOne de Google a même agité la presse francophone, la presse culturelle, sans parler des sites spécialisés. Je pense que nous en entendrons parler jusqu’au Nexus 6. Celui qui hululera quand Tata Josette vous téléphonera. (merci à Terraformer & Cyril et les autres)
Une interview récente de John Alan Simon. Radio Free Albemuth ne cesse de s’approcher de nous. (merci Philippe)
Sept personnes se retrouvent dans une ville déserte. Ils sont surveillés en permanence par tout un réseau de caméras. Tel est le résumé de la nouvelle série prochainement diffusée aux États-Unis sur NBC.
Un bout de Lost, un bout de Sartre, un morceau du Prisonnier et une paranoïa toute dickienne... La saison comptera 13 épisodes pour nous apporter des réponses captiver !
Deux agents du FBI enquêtent sur le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d'eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile. Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences qui est réel, à qui peut-on faire confiance ? (via Allociné)
Pour un avis
Bruce Willis dans un monde où tout le monde utilise des avatars ? Oh, bon sang. Je l’attendais celui-là. Bon. Et bien, il suffit de regarder la bande annonce et vous avez tout. Oui, je dis bien tout. Pour faire simple, l’enquête a l’épaisseur du scénario d’un épisode de Scooby-Doo, quand tous les suspects se résument aux personnages présentés dans les cinq premières minutes. Quant au discours. Euh... Il vaut mieux être humain parce qu’être humain c’est bien. Jonathan Mastow, avec une réalisation irréprochable, rate totalement son film en n’exploitant aucune des pistes que les prémisses nous laissaient imaginer. Et tout ce qu’il esquisse avaient déjà été dit depuis bien longtemps par John Carpenter dans son très subversif et mémorable They Live ! À l’occasion faudra qu’on parle de la bande dessinée à l’origine de ce truc.
Dans un futur proche, les nouvelles technologies ont fait évoluer le jeu vidéo. Le principe créé pour le jeu « Les Sims » est appliqué à des êtres humains qui sont manipulés par des joueurs en ligne. Le milliardaire Ken Castle a créé le divertissement ultime : « Slayers », un jeu vidéo dans lequel des condamnés à mort, guidés à distance par des joueurs en ligne, s'entretuent lors de combats diffusés sur les écrans du monde entier. S'ils survivent à 30 épreuves, ils retrouveront leur liberté. Kable, téléguidé par Simon, un ado fan de réalités virtuelles est aujourd'hui la star du jeu. Mais Kable ne s'appartient pas : arraché à sa famille, emprisonné et forcé à combattre contre sa volonté, ce gladiateur des temps modernes doit survivre assez longtemps pour s'échapper du jeu et regagner sa liberté... (via Allociné)
Pour un avis
Mark Neveldine et Brian Taylor exploitent le jeu de la référence (Running Man n’est pas très loin) en explorant le thème du jeu vidéo et de son rapport à différentes formes de violence, dans une série B... particulièrement violente. S’il est aisé de leur reprocher de ne pas transcender leur propos en liant plus encore le fond et la forme, le film touche quand même juste quand, au détour d’une scène ou deux, il parvient à poser des questions morales aussi simples qu’essentielles. L’échec du film tient à son scénario, quand l’angoisse de la marionnette n’est qu’effleurée. La problématique est au cœur du sujet mais n’est réellement abordée que par la bande. Dommage. Pas facile d’affronter la peur d’une poupée Pat quand il y a encore trois scènes de ratatapanpan à filmer. En attendant - impatiemment - le film qui parviendra à être le Fight Club de la génération Second Life et Warcraft...
Meilleurs voeux à tous pour cette nouvelle année 2010 !
Le site, quant à lui, se porte bien. La fréquentation reste constante, pour ne pas dire en hausse. Ce qui avait commencé comme un petit projet - il y a deux ans déjà ! - s’est progressivement étoffé pour ma plus grande satisfaction. Et, en espérant, la vôtre aussi.
L’année qui commence s’annonce riche en événements dickiens.
Dickien: (adj. m.): qui rappelle l'univers de l'écrivain Philip K. Dick.
Philip K. Dick
"The basic tool for the manipulation of reality is the manipulation of words. I you can control the meaning of words, you can control the people who must use the words." Philip K. Dick