Philip K. Dick created almost a legend for himself of his disreputability: he built a palace of disreputability and moved inside it. At a certain level, I think he said 'You can't fire me -- I quit.' Even some of his most ambitious later books seem to be almost deliberately scarred by the inclusion of gestures, jokes, references that make them aliterary intentionally, as though he's saying 'Fuck you.' Or 'I don't have a passport into that world, but I'm free to do anything I want.'
A book as fundamentally literary as Flow My Tears, the Policeman Said -- very lyrical, very beautiful -- has moments where the surface breaks down into smutty jokes. In Ubik, somebody calls someone else a 'hobbit,' and it's this moment of self-loathing in-jokery that completely throws you out of the page, especially if you're trying to read him in a very literary context. And I think those moments of breakdown in the surface of his work are quite striking.
Extraits d’une interview de Jonathan Lethem dans Locus.
Question : La folie est un thème central de vos livres. Vous avez écrit un essai Je suis vivant et vous êtes morts (Le Seuil, 1983) sur l’auteur américain de science-fiction Philip K. Dick qui souffrait de schizophrénie et de paranoïa…
Philip K. Dick était à la fois le malade et l’expert de sa propre maladie. Une posture qui rend son personnage fascinant. Cela et le caractère visionnaire de son œuvre. La grille de lecture qu’il a posée sur le réél est à mon avis toujours totalement opératoire. J’ai l’impression qu’on vit de plus en plus dans le monde de Philip K. Dick. C’est aussi quelqu’un qui a incarné l’esprit des années 60-70 en Californie avec tous les trips de l’époque, la drogue, les hippies. Cela prend, dans ses romans d’anticipation, une forme extraordinairement convaincante. (ndlr, parmi les films adaptés des livres de Philip K. Dick : Blade Runner de Ridley Scott et Minority Report de Steven Spielberg.)
La nouvelle de Philip K. Dick « The Adjustement team » devrait être adaptée au cinéma sous le titre The Adjustment Bureau nous apprend Empire.
George Nolfi aura la double casquette de scénariste et réalisateur. Après Bourne, il devrait ainsi retrouver devant la caméra Matt Damon. « The Adjustement team », en Français « Rajustement » est une nouvelle de 1953 (publiée en 1954) typiquement dickienne dans sa thématique et son déroulement. Elle a de quoi donner le matériel pour un film visuellement impressionnant. Comme je n’ai pas envie de gâcher la surprise pour ceux qui ne la connaissent pas ou qui ne s’en souviennent pas, je réserve un résumé pour les commentaires.
Neal H. Moritz est en train de finaliser les négociations pour produire pour Columbia une nouvelle version de Total Recall, nous apprend The Hollywood Reporter.
L’idée a de quoi faire frémir et pourtant je demeure curieux. En effet rarement un film aura eu une histoire aussi complexe que Total Recall (quinze ans de développement pour quarante-cinq versions recensées du scénario). Le film ne réussissant à se faire que par l’engagement d’Arnold Schwarzenegger qui imposa Paul Verhoeven. Alors, bien sûr, le résultat final n’est pas pleinement satisfait, par son mélange d’actioner movie, de mysticisme new age et fulgurances stylistiques.
Je pense cependant qu’un film qui serait débarrassé de l’encombrante schwarzeneggerie aurait largement de quoi fonctionner. En fait le secret tient dans le choix du personnage principal. Donnez-vous un average Joe, un monsieur tout-le-monde, un personnage dickien. Ne faites pas un remake, retournez au texte.
Bring Me The Head Of Philip K Dick est le titre d’une drama que va diffuser la BBC (radio) le 8 mars. Si quelqu’un trouve le lien vers un podcast, le signaler.
(Je vous rappelle que j’utilise Twitter pour poster certaines brèves. Ceux qui n’ont pas de compte peuvent lire les messages dans la colonne de droite.)
Nous en avons parlé à de multiples reprises. Le roman de Tessa DickThe Owl in Daylight vient de sortir. Il s’agit du récit imaginaire de ce que qu’aurait pu être l’ultime roman de Philip K. Dick, celui qu’il projetait d’écrire juste avant sa mort. Une autre variation est en préparation sous la forme du film The Owl in Daylight, qui est encore au stade de l’écriture.
Vous pouvez lire ici une nouvelle interview de Tessa où elle explique la genèse du projet et une critique du livre. À noter que l’interview comporte une photo que je ne connaissais pas.
J’aimerais faire quelque chose autour de ce livre. Peut-être voir s’il est possible de faire une commande groupée d’exemplaires dédicacés... Donnez votre opinion dans les commentaires.
Vous pensiez que vous n’aviez pas encore pleuré toutes les larmes de votre corps en ce début d’année ? Il vous reste encore quelques raisons d’espérer pour les générations futures ? Et bien non. Je suis au regret de vous informer que tout est foutu.
Voilà la bande-annonce de S. Darko, la suite du film mémorable de Richard KellyDonnie Darko, une suite qui sortira directement en DVD en zone 1 (et peut-être jamais en zone 2).
Peut-être qu’il vaut mieux en rire.
(Mise à jour) : le site officiel. (merci Naamlock pour le lien.)
Le retour du Prisonnier, avec James Caviezel et Sir Ian McKellen. Quantité de vidéos promotionnelles sont disponibles. En voilà un avant-goût. Les connaisseurs reconnaîtront quelques éléments de l’identité visuelle de la série originale.
Résumé : Exploration de l'époque à travers le vocabulaire inventé par le maître de la science-fiction, Philip K. Dick, avec une cinquantaine de mots comme intelligence artificielle ou cité-ghetto.
On m’a posé la question par email, j’ai donc pris mon courage à deux mains pour interroger à mon tour le premier intéressé, John Alan Simon.
La réponse est oui, l’actrice Ashley Greene qui joue dans Radio Free Albemuth est la même que celle qui joue dans Twilight, adaptation à succès des romans de Stephenie Meyer.
D’ailleurs son rôle dans Radio Free Albemuth m’a dans un premier temps surpris. Elle est crédité au générique sous le nom de « Rhonda » et je ne voyais pas qui cette « Rhonda » pouvait bien être.
Et pourtant son rôle est par bien des façon capital dans le film : elle est la jeune fille qui livre des médicaments à Nick / Philip K. Dick et lui explique la signification chrétienne du collier qu’elle porte.
Mais pourquoi « Rhonda » ?
Tout s’explique d’une façon bien hollywoodienne. Si la jeune femme n’a pas d’identité dans le roman, l’agent de la jeune actrice a demandé à ce qu’on lui en donne une pour le film, afin que son nom au générique ne soit pas seulement « La livreuse de médicaments. »